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Organisation des IXe jeux de la Francophonie : une patate chaude dans les mains de Tshiyoyo !

L’espoir de voir la République démocratique du Congo réussir l’organisation des IXè Jeux de la Francophonie entre le 19 et 28 août 2022 à Kinshasa s’envole petit à petit. Ce, malgré la bonne fois du comité international des jeux de la Francophonie (CIJF) d’accorder un nouveau délai au pays de Félix Tshisekedi pour réunir les conditions nécessaires à la réussite de ces olympiades.

Fort de ses ambitions de remettre la RDC à sa place dans le concert des nations, le Président de la République avait pris l’engagement d’organiser pour la première fois sur le sol Congolais, les IXè jeux de la Francophonie qui réunit chaque 4 ans, 88 États et délégations des pays ayant en commun la langue française. Déterminé à gagner ce pari, il a personnellement nommé son haut représentant personnel et un comité pour suivre de près l’organisation de ces jeux. C’était après les menaces du comité international de retirer l’organisation à son pays, la RDC. 

Malheureusement 6 mois après la publication de ladite ordonnance, le constat reste alarmant. Le nouveau comité ne bénéficie toujours pas d’appuis financiers conséquents pour se prétendre en mesure d’organiser ces jeux de la Francophonie, les premières de l’histoire de la RDC. Alors qu’ils devaient être un événement de haute portée internationale qui placerait la RDC à son rang de deuxième pays francophone du monde mais le plus grand de par sa superficie et sa démographie. 

Ce manque de financement est tel que même les équipes d’experts, des membres du comité et des commissions spécialisés, les autres personnels qui composent le comité national des jeux accusent plusieurs mois d’arriérées de salaire. Des sources très bien informées au sein de ce comité indiquent la dernière fois que le personnel avait touché son dû était en février 2021 et depuis plus rien. « Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai touché mon salaire. Si j’ai bonne mémoire, ça devrait être en fin février de cette année », nous a soufflé un agent du CNJF sous couvert d’anonymat qui ajoute ce manque des moyens met en mal le comité qui ne « parvient plus à assurer les services d’appoint ».  

D’aucuns se demandent si la RDC tient réellement et est en mesure d’organiser cet événement de portée internationale. Une question qui vaut son pesant d’or malgré la réaffirmation du Chef de l’État dans son discours du 30 juin 2021 d’y veiller personnellement. « Alors s’il l’a dit tout haut, qu’est-ce qui bloque le financement de cette organisation ? » ; s’interroge-t-on dans les milieux culturels congolais. Ces derniers qui dénoncent également la lenteur dans la construction des infrastructures de son secteur devant abriter ce meeting des artistes et sportifs des pays francophones du monde entier. 

Il faut noter que la RDC joue son honneur. Étant le plus grand pays francophone au regard de sa démographie, et de sa géolocalisation en Afrique, la simple réussite de ces jeux prouverait que la RDC est la vraie gâchette de son continent peut aussi réussir l’organisations des événements d’envergure planétaire. Et elle n’a que très exactement 13 mois et 10 jours pour le prouver au monde.

Bahati Kasindi

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