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Meurtre de Vijana : La Haute cour militaire répond ce mercredi à la récusation de la composition par l'accusé Dolly Makambo !

C'est aujourd'hui mercredi que la Haute cour militaire (HCM) répond à l'accusé Dolly Makambo que l'Auditeur général poursuit dans l'affaire du meurtre de l'Administrateur de l'hôpital " VIJANA " dans la commune de Lingwala par un policier qui est son garde du corps. Jugé en procédure de flagrance, Dolly Makambo, ministre provincial de l'Intérieur de la Ville de Kinshasa est déjà placé en résidence surveillée par le Parquet militaire, vu la gravité des faits mis à sa charge.

Lundi dernier, il a récusé, par le biais du collectif de ses Avocats qui ont comme
Coordonnateur Me Théodore Ngoy, toute la composition de la Chambre de la Haute cour militaire (HCM) qui a la charge de son dossier. Pour ce faire, le Président de la HCM avait mis sur pied une Chambre spéciale qui devra statuer sur cette récusation de la composition de Dolly Makambo. C'est donc aujourd'hui qu'il va rendre son Arrêt avant dire droit, c'est-à-dire avant d'aborder le fond, pour rejeter ou non
la procédure de récusation initiée par l'accusé Dolly Makambo.

Si l'Arrêt fait droit à la requête de Dolly Makambo, sur la composition, le Président ordonnera le changement de composition, ce qui implique de reprendre la procédure à zéro puisqu'il s'agira dans ce cas précis, d'autres Juges alors qu'on est dans une procédure de flagrance. Si sa requête est rejetée par la Chambre spéciale instituée à cette fin, le procès continuera devant la même  composition récusée par Dolly Makambo. Côté partie civile, on qualifie toutes ces procédures des soi-disant récusations, de manœuvre dilatoire de l'accusé qui ne cherche qu'à gagner du temps dans cette affaire.

En effet, au cours de la première audience devant la Haute cour miliaire siégeant en procédure de flagrance, l'accusé Dolly Makambo avait soulevé plusieurs exceptions et même d'inconstitutionnalité, mais la Haute cour miliaire lui a réservé une fin de non-recevoir.

Dolly Makambo avait aussi tenté de faire annuler la procédure de flagrance contre lui alors qu'il en devrait concerner que le policier garde du corps qui avait tué l'Administrateur de VIJANA. Ici aussi la Cour militaire avait rejeté ce moyen en argumentant que Dolly Makambo était bel et bien sur le lieu du crime et il n'a rien fait pour l'empêcher. D'où, conclut la Haute Cour, la procédure de flagrance lui est opposable à lui et à son garde du corps qui a tiré sur l'Administrateur de VIJANA. C'est ainsi Dolly Makambo tente l'exception de récusation de la composition de la Chambre.

L'ennui pour le ministre Makambo c'est que pendant l'instruction, la Cour elle-même établit qu'il était bel et bien sur le lieu du crime et n'a rien fait pour empêcher sa commission par son garde du corps et que c'est pour cette raison que sa requête d'annulation de la procédure de flagrance est rejetée par la Haute Cour.

Pour avoir une idée sur le déroulement de la cause, il faut revenir à l'affaire de l'autre policier qui avait tué un motocycliste appelé "Wewa ", traduit devant le Tribunal de garnison de Gombe où il est condamné à mort dans la procédure de flagrance.

Pour le policier de Dolly, Makambo, ce sont le mêmes faits mais avec des circonstances aggravantes car le meurtre a eu lieu dans un domaine privé de l'Etat, où ils étaient en situation de violation de domicile. Comble de malheur, il survient le meurtre de l'Administrateur de VIJANA par le garde du corps de Dolly Makambo. 

La Haute cour militaire qui est composée de magistrats miliaires compétents et expérimentés va dire le Droit et infliger la sentence à l'aune du crime commis.
KANDOLO M./Forum des As 
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