Sunrise Vitrine

FEMUAGATE : " Je ne vois pas pourquoi s'en préoccuper. . . j'ai beaucoup mieux à faire", Koffi Olomide

Koffi Olomide n'a pas voulu trop commenter l'affaire sur sa prestation et ses contours dans la nuit du 11 au dimanche 12 septembre dernier au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA). " Je ne vois pas pourquoi s'en préoccuper... Moi j'ai beaucoup mieux à faire", avait répondu le grand Mopao à Sunriserdc.com le jour suivant la livraison média de RFI, France 24 et Jeune Afrique sur son passage à ce podium qui a vu Papa Wemba rendre son dernier soupir.

De son invitation à l'acharnement de certains médias francophones, pourtant partenaires du Festival, en passant par le changement dans la programmation des artistes jusqu'à sa prestation très commentée par la presse francophone, Koffi Olomide est resté serein. C'est visiblement en prévision du grand rendez-vous qu'il a donné à tous les fans du "Tshatsho" à Paris la Défense Arena le samedi 27 novembre 2021 pour un concert exceptionnel, estiment les observateurs du secteur culturel africain. 

LES FAITS 

Koffi devait en principe jouer plutôt le 11 septembre, avant dernier jour du Festival. La clôture a eu lieu le 12 dans soirée à Grand Bassam. Les concerts du premier jour devaient commencer à 22h pour finir à l'aube. 

D'après des sources contactées sur place, le Quadra koraman n'en était pour rien. "Koffi était finalement prévu à 4heures compte-tenu des imprévus dans l'organisation, et le concert devait passer en direct sur RTI, la télévision Ivoirienne. Entre temps, il y avait un plateau spécial qui avait débordé et cela s'est répercuté sur toutes les prestations de la soirée", confirme notre source au sein de l'organisation sous couvert d'anonymat.


La source ajoute que " Koffi est arrivé sur le lieu du festival à 3h30' et est monté sur la scène à 6h15' avec sa belle tenue composée d'une coiffure à la Mobutu roi du Zaïre et d'un ensemble en cuir de chez Moschino au lieu de 4 heures comme prévu. Il a démarré avec une minute de silence en hommage à Papa Wemba avant d'enchaîner par une version rumba de Premier Gaou". Des détails qui ne manquent pas non plus dans les informations livrées par les médias francophones partenaires du festival. Des failles dans l'organisation qu'Asalfo lui-même a reconnu lors d'une interview le lendemain du show : "c'était une fête mais, on ne peut pas dire qu'elle s'est mal passée parce qu'un seul verre s'est cassé. Non !"

Le "Boss ya Mboka" ( le patron du pays : ndlr) programmé à prester le samedi 11 septembre entre minuit et 1heure mais qui est monté sur scène à 6heures du matin, a reçu vers 10 heures du dimanche soit quelques heures avant le début des concerts du dernier jour, un message de l'organisateur, Asalfo lui-même, s'excusant du changement de programme brusque qui a eu un impact négatif sur la prestation du Roi du Tshatsho ( moins de 30' seulement : ndlr). "Je suis sincèrement désolé, cher aîné. J’espérais te faire passer à minuit ou au plus tard à 1h. Malheureusement les conditions du direct nous ont imposé un timing ingérable. La retransmission a commencé avec 2heures de retard. À cela, ce sont ajoutés des changements de plateau très longs. Je suis vraiment navré" a écrit Asalfo à Koffi Olomide.  

À la question de savoir sur les motivations de l'acharnement de ces maisons de presse, notre source dit s'étonner également mais ce qu'elle reconnaît est que " Mopao Mokonzi avait décliné une ou deux interviews pour raison de manucure", Mais "je penses que ça passe avec les artistes. Même Céline Banza, congolaise, nous a refusé une interview, nous qui sommes aussi congolais. Raison : elle devait aller au sport. Daphné c'était pour une autre raison. Jugez par vous mêmes", renchérit notre source. 


Pour le concerné, il a préféré garder un climat favorable et de sérénité entre lui et ses fans ivoiriens auprès de qui les médias francophones l'accusent de sabotage, pensent les mêmes observateurs avertis. " si j'étais quelqu'un d'autre, j'allais dire que c'est un coup monté pour me pousser à bout des nerfs et à refuser de monter sur scène pour ensuite me créer un problème insoluble ici en Côte d'Ivoire. Puisque je me demande ce que j'ai fait de mal jusque-là. Toutefois, je ne vois RIEN (en majuscule a-t-il insisté) de bien grave qui puisse me perturber dans ma démarche de bercer le public africain et d'ailleurs au rythme du Tshatsho", a-t-il écrit à sunriserdc.com.

Le FEMUA est un festival de musique afropop qui se tient chaque année depuis 2008 à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Il réunit d'importants artistes africains contemporains durant une semaine, habituellement à Anoumabo dans le sud d'Abidjan. Son promoteur est le célèbre chanteur Ivoirien du groupe Magic System Asalfo. Plusieurs artistes Congolais et d'autres pays y sont conviés lors de chaque édition pour agrémenter les soirées. C'est le cas de Papa Wemba en 2016, qui y a même laissé sa vie à la suite d'un malaise sur scène. 

Bahati Kasindi

Lire plus

Laisser votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Articles Relatifs