Sunrise Vitrine

Culture et Arts : les ministres nationale et provinciale sont favorables à la réforme sur la gestion des droits d'auteurs et droits voisins

La Commissaire provinciale aux arts et culture Yvette Tabu Inangoy a reçu un groupe d'artistes et culturels membres et associés coopérateurs de la société congolaise des droits d'auteurs (SOCODA) ce mardi 14 septembre 2021 à son cabinet de travail. C'était à l'occasion de la journée africaine des droits d'auteurs.

Yvette Tabu Inangoy a voulu s'informer auprès de ces artistes, parmi lesquels Lofombo, Tsaka Kongo du Mouvement Artiste en danger, Blaise Bula, Maika Munan, Lenni Bidens, Adricha, Paul Ngoie Leperc coordonnateur du Collectif des artistes et culturels, etc. sur la situation qui prévaut actuellement au sein de la société congolaise en charge de la gestion collective des droits d'auteurs et droits voisins des créateurs d'œuvres de l'esprit, a-t-on appris des membres de la délégation. 

C'est ainsi qu'elle a promis d'accompagner leur démarche qui vise à mettre en place des réformes en vue d'une gestion efficiente des droits d'auteurs et droits voisins des artistes congolais et kinois en particulier. " Dans le cadre de la journée africaine des droits d'auteurs, la commissaire générale en charge de la culture, Yvette Tabu nous a reçu moi et quelques artistes de Kinshasa qui sont aussi membres et associés coopérateurs de la société congolaise des droits d'auteurs et droits voisins (SOCODA). Au menu de notre échange : la problématique de la gestion collective des droits d'auteurs et droits voisins dans la ville province de Kinshasa", a fait savoir Paul Ngoie Leperc au sortir de la réunion. 


" Vous savez tous comment se passe la gestion collective des droits d'auteurs et droits voisins dans notre pays et plus précisément dans la capitale par la SOCODA. C'est donc dans le souci de voir cette structure fonctionner normalement et permettre à tous les artistes de gagner leurs vies grâce à leur travail que nous sommes venus auprès de la commissaire en charge de la culture et arts", renchérit-il. 

" Elle nous a signifié que la haute hiérarchie de la ville aussi très préoccupée par la crise qui prévaut au sein de cette société. Elle nous a rappelé avant tout que la vision du Président de la république est de faire de ce pays un Etat des droits. Et les droits d'auteurs et droits voisins sont aussi des droits humains. Ainsi comme, elle est chargée d'exécuter la vision du Chef de l'État en ce qui concerne la culture et les arts dans la capitale, elle va nous accompagner dans cette démarche de réformer la SOCODA pour la croissance de ce secteur au bénéfice du pays et des acteurs culturels", explique Paul Ngoie Leperc. 

Parmi les réformes que ces artistes pensent apporter à la SOCODA, il y a entre autres la distribution équitable des bénéfices selon la quote-part qui revient à chacun de droit. " la SOCODA actuellement ressemble malheureusement à un club d'amis. Ses grands bénéficiaires sont ses administrateurs et quelques associés seulement en dépit du fait que ces derniers ne produisent pas suffisamment. C'est aussi ce qui justifie la méfiance de beaucoup de créateurs. Comment imaginer qu'après plus de dix ans d'existence avec tous les talents existant dans ce pays, la SOCODA n'ait que 200 adhérents environ ?", s'interroge-t-il. 

 " Bref, il y a beaucoup de réformes à mettre en place pour permettre aux artistes mêmes à l'extérieur du pays de bénéficier de leurs droits de façon équitable. On ne fait même pas partie de la Confédération Internationale des auteurs et compositeurs (CISAC)". 

LIBÉRALISER LE SECTEUR DES DROITS D'AUTEURS

Dans son discours à l'occasion de la journée africaine des droits d'auteurs célébrée la dernière fois en 2020 à Kinshasa, Catherine Kathungu avait également annoncé que des réflexions étaient encours pour répondre à la question de la gestion collective des bénéfices des œuvres des artistes en République Démocratique du Congo. "Cette question exige de nous tous, une réflexion portée vers l’avenir dans les normes que nous voulons de l’Etat de droit", a-t-elle déclaré.

" Le mandat du Chef de l’Etat à l’Union Africaine est pour nous artistes congolais un atout majeur d’entrer la tête haute dans la Confédération Internationale de Société d’auteur et compositeur, et de réfléchir sur les voies et moyens pour une reforme dans le secteur culturel en vue de mettre fin aux pratiques inconstitutionnelles et au monopole accordée à une société qui a largement montrer ses limites. J’informe l’opinion publique africaine et congolaise que le Ministère de la Culture , Arts et Patrimoines travaille sur un programme national multisectoriel de reforme structurel et juridique en vue de libéraliser le secteur de perception de gestion des droits d’auteur et des droits voisins", a poursuivi la ministre de la culture et arts.

Bahati Kasindi

Lire plus

Laisser votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Articles Relatifs