Politique

Violences entre militants FCC et CACH : " Le FCC, plateforme politique des valeurs, condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72h" (Néhémie Mwilanya)

Les dernières 72 heures ont été très mouvementées au sein de la coalition FCC-CACH. Sur les réseaux sociaux, des militants d'un camp, brûlaient ou vandalisaient les effigies du leader l'autre. Et vice-versa ! Oubliant même que l'un était Président en fonction. Alors qu'ils sont appelés à codiriger le pays.

Face à cette tension, les cadres des plateformes concernées ont tenté de calmer le jeu. Chacun de son côté, Néhémie Mwilanya coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) et Jean-Marc Kabund président a.i du Cap pour le Changement, a lancé un appel à ses sympathisants qui ne cessent de s'insurger contre cette union, FCC-CACH. 

Pour NehemieMwilanya, les violences sont condamnables d'où qu'elles viennent. "Dans une démocratie, aucune violence, quelle qu’en soit la forme et d’où qu’elle vienne n’est tolérable. Le FCC, plateforme politique des valeurs, condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72 h posés par les militants des différents bords", a-t-il tonné. 

Ce directeur de cabinet de l'ex-président Joseph Kabila estime en outre que les responsabilités des actes observés ces 3 derniers jours, doivent  incomber aux regroupements politiques qui ont la charge constitutionnelle d'éduquer leurs membres. " Ces actes soulèvent la pertinente question de la responsabilité constitutionnelle des partis et regroupements politiques dans l’éducation civique de leurs membres", a poursuivi Néhémie Mwilanya Wilondja avant d'en appeler à l’apaisement et au sens élevé de responsabilité de tous les répondants de la coalition.

Et de conclure : "ceci en vue de sauvegarder un climat de paix et de dialogue nécessaire à la préservation de nos acquis démocratiques".
Le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila et le Cap pour le Changement de Félix Tshisekedi sont en coalition depuis l'élection de ce dernier à la tête du pays. Faute de majorité parlementaire et évitant la cohabitation où le président de la République est appelé à diriger avec un gouvernement issu d'un autre courant politique, le CACH de Fatshi n'avait pas eu d'autres choix que de coaliser avec leurs anciens ennemis politiques du FCC, majoritaires dans les deux chambres du parlement. 

Une union instable  puisqu'indésirée par la base du CACH qui, elle, prônait la rupture avec le passé. C'est à dire rompre tout lien avec l'ex- régime. 

Bahati KASINDI

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