Politique

Ma réflexion sur ce que devrait être la politique communautaire (Tribune de Héros Dorea Kibambe)

Il est temps que le leadership communautaire change son management et migre vers un leadership de développement et non de positionnement. Le nouveau Leadership communautaire doit se rapprocher un peu plus de la base, pas nécessairement pour des fins électorales, mais pour booster la croissance et le développement des terroirs de la RDC. Lesquels demeurent à l'état de sous-développement hors pair.

Plus de 450 ethnies, une richesse inestimable pour la RDC qui doit repenser sa politique communautaire pour favoriser le développement et l'épanouissement d'une nouvelle société essentiellement basée sur des principes de croissance et de développement en vue de déclencher le décollage du pays tout entier.


Quand les entités territoriales, les villages, et autres agglomérations peuvent se développer, cela déclenche par effet d'engrenage une pulsion au moteur du développement qui assure par ricochet le développement de tout le pays. Et si toutes les communautés se retrouvent, nous pouvons espérer mettre un frein à l'expansion du phénomène groupe armée, exode rural, enclavement des entités territoriales, manque des routes à dessertes agricoles. Ce qui est tout bénef pour le pays, ses habitants et ses partenaires. 


Les communautés à travers leurs leaders doivent capitaliser sur la décentralisation récemment entrée en vigueur.


En RDC, le peuple est attaché à son appartenance à laquelle il s'identifie sans complexe ni excuse, ce peuple ne s'identifie pas seulement à sa communauté, il s'identifie aussi à ceux qu'il considère comme notable de sa communauté, le peuple compte sur ses élites. Ces derniers qu'il considère comme son porte-étendard au niveau institutionnel, mais aussi un acteur majeur dans la vie sociale. 


Qu'est-ce que les communautés attendent de leurs élites, de leurs leaders ? 


Des batailles farouches et parfois cruelles s'observent dans certaines communautés, ces batailles, ces guerres, sont les moyens pour certaines élites de marquer en présence cherchant à tout prix à effacer les autres. Certains attendent les élections pour prouver leur leadership et d'autres sont au quotidien proche de leur base et de leurs desiderata. 


Nous sommes dans la ville de Kabinda : après avoir interrogé quelques habitants de cette ville, chef lieu de la province de LOMAMI, il en est ressorti ce qui suit :


Le premier qui est enseignant parle d'une élite communautaire ou un leadership communautaire comme : " un vrai leader. C'est celui qui milite pour le développement de sa communauté et de ses membres, en étant un vrai porte parole de la communauté auprès des tiers, des institutions et des autorités de la République."


La seconde puisqu'il s'agit d'une femme atteste qu' : " un vrai leader est celui qui connaît ses origines, son dialecte, et que l'on peut voir. Tu ne peux pas te dire leader des songyés par exemple pendant que tu n'as même pas une cabane chez nous, pendant que tu ne sais pas plaider pour que la terre de tes ancêtres soit désenclavée. Nous connaissons qui sont nos vrais leaders, point n'est pas besoin de les citer, car leurs œuvres sociales sont visibles dans la ville et dans d'autres territoires. Cela nous prouve à suffisance qu'un leader doit être un modèle sur qui on doit s'identifier." 


LEADERSHIP c'est quoi au juste ?


Le leadership, un terme emprunté à l'anglais, définit la capacité d'un individu à mener ou conduire d'autres individus ou organisations dans le but à atteindre certains objectifs. On dira alors qu'un leader est quelqu'un qui est capable de guider, d'influencer et d'inspirer.


Le leadership ne donne nullement à quiconque le pouvoir de prendre en otage une population et s'en user pour des fins personnelles et égoïstes. 


Des initiatives de développement à la base, c'est ce que les populations des entités territoriales attendent bien que l'exécutif ait sa part. Le développement d'une communauté passe par ceux en qui celle-ci s'identifie. 2023 approche les populations des villages sans eaux, sans routes, sans écoles, sans matériels médicaux alors qu'il est de ceux qui se vantent en être des représentants ou leaders attitrés. 


Il ne suffit pas d'être politicien. 


Des initiatives de développement à la base, c'est ce que les populations des entités territoriales attendent bien que l'exécutif ait sa part. Le développement d'une communauté passe par ceux en qui celle-ci s'identifie. 2023 approche les populations des villages sans eaux, sans routes, sans écoles, sans matériels agricoles modernes, sans hôpitaux seront encore sollicitées pour élever au rang de député, sénateur, gouverneur, etc. des personnages dans lesquels ils placeront leur espérance pour que ceux - ci soient réellement leur porte-parole. 


Un leader qui n'a ni maison dans son fief natale, n'ayant point investi dans l'éducation, l'agriculture, le développement de la femme ou dans la santé n'aura nullement le courage de défendre valable son terroir, en réalité l'on doit se demander s'il est vraiment leader comme il le prétend. 


J'ai pensé, j'ai partagé… 


Héros Dorea Kibambe 


Lire plus

Laisser votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Articles Relatifs