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Tentative de détournement et trafic d’influence à l’Office nationale de l’identification de la population

Des agents et cadres de l’Office nationale de l’Identification de la Population vivent une situation peu confortable au sein de leur entreprise depuis mi-septembre.

Disparition, réduction et paie manuelle des salaires (pourtant bancarisée), limogeages abusifs des agents et toutes sortes de menaces seraient les quotidiens de ces fonctionnaires congolais. 

D’après des informations dignes de confiance parvenues à notre rédaction ce mercredi 16 octobre 2019, le numéro 1 de cette organisation publique ayant en charge de l'identification et le recensement des Congolais, Cyprien Metela Shumb encore intérimaire, ne se gênerait pas de prendre des décisions qui outrepassent ses compétences d’intérimaire telles que l’exige la législation congolaise. Le DG a.i. de l’ONIP procéderait au recrutement de nouveaux agents malgré que cette opération soit suspendue dans l'Administration publique. Selon la même source, c’est aussi lui qui serait à la base de la suppression des comptes salaires de certains agents et cadres. 

« Nous sommes allés à la banque qui nous paye, je cite la SOFIBank, recevoir nos salaires du mois de septembre. Certains de mes amis n’ont pas trouvé leurs noms sur les listings de paie. Moi qui vous parle, j'ai trouvé mon revenu mensuel divisé par quatre. Ni la banque, ni nos responsables ne m’ont, à moi et mes collègues, donné des explications claires sur cette situation. À la banque, ils se sont limités à dire qu'ils nous ont payé selon la liste signée par notre DG a.i. », a expliqué notre source sous couvert d’anonymat.  

Connaissant leurs droits, ces agents et cadres ont tenté de trouver assistance auprès des autorités compétentes. Ils ont constitué un groupe et envoyé leurs revendications au ministère de l'Intérieur dont ils sont sous tutelle. Après réception de leurs demandes, ce dernier aurait fait part de son indignation au DG Metela Shumb en rapport avec cette situation qui prend de plus en plus des allures inquiétantes. 

Cette action collective des agents et cadres n’aurait pas plu au Directeur ad-intérim de l’ONIP, Crispin Metela Shumb et son entourage. Ce dernier ne se serait pas gêné de proférer, par écrit, des sévères menaces de sanctions aux agents qui ont signé cette lettre adressée au patron de la territoriale.  

« Je reçois des menaces de mort au téléphone à travers des numéros inconnus. On me demande pourquoi j’ai apposé ma signature sur le courrier envoyé au ministre de l'Intérieur. Si nous en sommes arrivés là, c’est par manque d’explications objectives sur nos salaires qui ne nous parviennent plus comme avant. Moi par exemple, j’ai reçu quatre fois moins que ce que je percevais d’habitude. Malgré tous les efforts consentis pour obtenir des explications claires de leur part, rien ne nous a été communiqué à ce stade. Je me demande s’il faut quoi pour nous dire ce qu’il se trame », a lâché un autre agent de l’ONIP, sollicitant l’anonymat.   

Comme si cela ne suffisait pas, Cyprien Shumb aurait adressé individuellement à chaque agent signataire du courrier adressé au ministre de l'Intérieur, une lettre de demande d'explications dans les 48 heures qui suivront sa réception sous peine des lourdes sanctions. Question de réduire ces agents au silence.  

Des observateurs avertis s’interrogent sur les allures qu’a pris cette affaire assimilée au début à une simple erreur de listing. 

« Comment est-ce qu’on peut se contenter de refuser de donner des explications à quelqu’un qui perçoit 4 fois moins que son salaire habituel ? Que cache-t-on derrière cette opacité ? Pourquoi faire suivre aux gens des réprimandes alors qu’ils revendiquent leurs droits ? », sont tant de préoccupations qui restent sans réponse. 

Ces agents et cadres espèrent ainsi de leur DG, encore intérimaire et dont la Loi n’autorise pas la prise des décisions de cette envergure (recrutement et limogeage du personnel), des explications à défaut des solutions immédiates. « Nous sommes des humains. Qu’il nous explique clairement le vrai problème au lieu de nous intimider et de nous menacer, ce qui constitue aussi des infractions. Nous sommes des citoyens congolais comme lui », réclament-ils.

À suivre…. 
Bahati KASINDI
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  • Mamba

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