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Réagissant aux propos de Kabund, le FCC promet une contre-attaque aux provocations sur les plans institutionnels.

La tension est loin de se calmer au sein de la famille recomposée FCC-CACH.

Juste quelques heures après l'adresse de Kabund-A-Kabund aux militants de l'Udps au siège du parti à Limete, le Front commun pour le Congo (FCC) est monté au créneau pour répondre aux propos de ce dernier qu'il qualifie "d'outranciers, provocateurs, irresponsables, diffamatoires et injurieux à l'égard de son Autorité Morale et de tous ses membres". 

Il a donc été tenu, à cette occasion, une conférence des Présidents des regroupements et partis Politiques membres du FCC ce mardi 12 novembre 2019 dans la soirée. Objectif, donner leur position par rapport aux déclarations de l'actuel président de l'UDPS et 1er Vice-président de l'Assemblée nationale triplé de casquette de l'un des partenaires clés de la coalition CACH et FCC. 

L'ex-Majorité au pouvoir est catégorique. Elle se dit indignée par les propos tenus ce même jour par l'honorable Jean-Marc KABUND, Président a.i de l'UDPS et 1er Vice-président du Bureau de l'Assemblée nationale lors de la matinée politique de son parti. 

Par conséquent, elle se réserve le droit de contre-attaquer de manière active et militante à toute forme de provocation. Car ces propos [de Kabund] ne sont pas de nature à favoriser la paix, encore moins la cohésion en dépit des tensions que traverse déjà cette coalition et par ricochet tout le pays. 

Le FCC condamne avec la dernière énergie les propos outranciers, provocateurs, irresponsables, diffamatoires et injurieux à l'égard de son Autorité Morale et de l'ensemble de ses membres : propos de nature à plonger le pays dans une grave crise politique et institutionnelle dont il ne mesure pas les conséquences par manque de maturité politique", peut-on lire sur le communiqué final ayant sanctionné cette rencontre des présidents membres du FCC.

Et de poursuivre que " le FCC demeure saisi de la question et promet d'y réserver des suites appropriés sur le plan institutionnel", tout en insistant que " le FCC reste attentif à la suite des événements et répondre de façon active et militante à toute provocation d'où qu'elle viennent". 

Une suite incertaine puisque c'est la base qui conduit.

À l'allure où vont les choses, les chances de revenir à l'état normal s'amincissent. Les responsables des regroupements politiques composants cette coalition qui semblaient jouer le rôle de jointure entre les différents mouvements, manifestent des signes de scarification. Ils ont craqué. En témoignent les déclarations en cascade des uns contre les autres à chaque couac entre militants sur terrain. 

Au lieu de rester au-dessus de la mêlée, ils rendent coup pour coup! chacun prend position pour son parti ou regroupement, cède aux caprices de sa base respective, tire à boulet rouge sur son partenaire politique, sans se soucier des conséquences que cela pourrait engendrer sur le train-train quotidien des congolais. Car chez nous, tout le monde le sait, la politique dicte tout. 

Bref, les Congolais attendent de leurs dirigeants, la capacité à se transcender de leurs colorations politiques. Ils veulent des autorités qui sont en mesure de s'oublier pour l'intérêt commun. Servir tout le monde sans distinction de religion, de tribu, d'âge, de classe sociale, etc. Aussi et surtout des dirigeants en mesure de haranguer des foules lorsque celles-ci s'écartent de la voie de la raison. 

Pour cela, ils doivent se faire des vrais éducateurs en inculquant des notions telles que la tolérance, le respect et la compréhension mutuels sans lesquels une coalition n'est possible. 
Bahati KASINDI 

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