Société

Droits d'auteur et droit voisins : un groupe d'associés coopérateurs chez le Ministre de la culture et des arts pour l'avenir de la SOCODA

Ce samedi 21 août 2021, la ministre de la culture et des arts, Catherine Kathungu a accordé une audience à un groupe d'associés coopérateurs de la société congolaise des droits d'auteurs (SOCODA) pour parler de l'avenir de cette structure qui a pour mission : la gestion des droits d'auteurs et des droits voisins en République Démocratique du Congo.

Il s'agissait entre autres de Maika-A-Munan, Charly Kumwimba, Adricha Tipo Tipo, Socrate, Molende, Blaise Bula, Paul Leperc, Lofombo accompagnés de quelques veuves, enfants et représentants des artistes décédés qui sont venus présenter à la patronne du secteur culturel congolais la situation qui prévaut au sein de la SOCODA " Nous étions venus demander à Madame la ministre de convoquer les assemblées vu que l'actuel Conseil d'administration en fin mandat ne prend aucune disposition pour le faire", a fait savoir un membre de la délégation, le coordonnateur du Collectif des artistes et culturels (CAC), Paul Ngoie le Perc. 

Il ajoute que cette initiative est motivée par le fait que le comité actuel est déjà allé au-delà du délai fixé. " Il n'y a pas eu respect de l'échéance. Leur mandat s'achève le 30 août prochain, et c'est en cette même date qu'ils avaient prévu l'Assemblée générale extraordinaire, soit 10 jours après la générale. Ou selon les statuts la convocation doit se faire 15 jours plus tôt". 

" Donc eux-mêmes n'ont pas respecté leur annonce d'il y a 2 mois passés de tenir le 20 août, soit hier, l'assemblée générale extraordinaire et le 30 août prochain l'assemblée générale ordinaire. Sachez aussi qu'ils n'ont jamais en 3 ans de leur  mandat, une assemblée ordinaire et jamais n'ont fais un rapport des états financiers de la société", conclu-il, espérant un retour favorable et rapide du ministre.


LA SOCODA AMORPHE 

C'est depuis quelques temps que cette structure de gestion des droits d'auteurs et droits voisins congolais est au cœur des polémiques. D'un côté, son incapacité à collecter les fonds que généréraient les œuvres des artistes et de l'autre, ses difficultés à proposer un mécanisme innovant de gestion des droits d'auteurs et droits voisins à cette époque où le numérique est au centre de tout. En témoigne les nouvelles habitudes de consommation des œuvres artistiques à savoir la vente des musiques en ligne et le streaming (l'écoute en ligne). Sans oublier, le conflit entre les différents comités de gestion. 

Comme pistes de solutions, il y a eu des propositions et réflexions de quelques membres du mouvement CAC dont l'allègement des conditions pour permettre aux personnes étrangères à cette structure à proposer leur expertise.