Société

Kinshasa : un roulage harcèle physiquement les femmes en plein boulevard du 30 juin.

La scène se passe en plein centre-ville de Kinshasa au croisement de l’avenue des huileries et le boulevard du 30 juin, précisément à l’arrêt REGIDESO. Un policier de circulation routière s’adonne à des pratiques sexistes à l'encontre des femmes.

Cet agent identifié C0196 ne se gène pas de faire des attouchements sur des femmes qui essayent de traverser la voie publique. Au lieu de les aider, puisque faisant partie de ses prérogatives, il préfère en profiter de la manière la plus vilaine. Toucher celles-ci aux parties intimes en pleine traversée. Suscitant des réactions et des mouvements brusques -reflexes- et frustrations de la part des passantes victimes de ses manœuvres et agressions. Cela au point de les mettre en danger, car la scène se passant au milieu de la route lors de la traversée.

Après que l’un de nos confrères journalistes en soit victime par sa compagne, nous nous sommes intéressés à cet agent de roulage et renseignés sur ses pratiques  qui nous ont semblé peut-être un accident ou actes involontaires au départ. Après investigation, des témoignages recueillis sur place auprès des habitués de cet arrêt de bus ont confirmés ses actions. Plus d’une dizaine des interrogés en majorité des femmes, ont déclaré avoir vécu ou été victimes des attouchements de ce policier de circulation que des chauffeurs et conducteurs surnomment « Tatu ou Man’Seba ».

« Souvent ivre et en état d’ébriété, il est connu de tous les habitués de cette route à cause de ses pratiques. L’on s’étonne seulement qu’il soit resté en fonction sans être inquiété », s’est plaint un monsieur visiblement la trentaine sous couvert d’anonymat. Ce dernier qui attend souvent son taxi à ce même arrêt à chaque sortir du travail.

« Je me rappelle bien de la date. C’était un certain 19 août de cette même année aux alentours de 17 h 30 lorsque celui que je me permets de surnommer l’agresseur des femmes en tenue de policier survêtu de chasuble des roulages a fait une victime au vu et au su de tout le monde. L’incident est survenu pendant la traversée du boulevard. Il a faufilé un groupe de piétons comme s’il régulait la circulation. Malheureusement, c’était pour toucher à plusieurs reprises les postérieurs d’une femme visiblement mariée. Et je n’étais pas le seul à avoir remarqué ses stratagèmes. D’autres piétons, ayant assisté à la scène, avaient eu le réflexe de s’en prendre à lui. Des réprimandes et autres menaces s’en sont suivies à son encontre. Prise de honte, il a tout fait pour rester là où il s’est cru être en sécurité. Au milieu du boulevard », a longuement expliqué Eddy, un autre témoin des harcèlements subits par des femmes à ce lieu.

L’aventure a viré au pire lorsque ledit PCR a tenté de répéter sont acte sur la femme d'un journaliste. Choquée et scandalisée, toute éplorée par le fait que cet agent en principe de l’ordre, s’est livré à ces genres de pratique en toute liberté. Aussi, sans aucune assistance de l’entourage. Ne sachant pas à quel saint se vouer, elle fit appel à son mari pour qu’ensemble discutent avec le policier calmement. « Je ne savais pas quoi faire. Et le pire dans tout ça, les gens le regardaient faire », s’est indignée madame Nathy (Prénom désigné pour garder la dignité de la victime : ndlr).  « Dommage que l’agent s’est comporté bizarrement malgré les bonnes intentions de mon mari de lui parler entant qu’homme. Je suis allé porter plainte au bureau de la police contre les violences et harcèlements sexuels au camp Lufungula vers 19 h 00 auprès du commissaire MAVUNGU, chargé des cas liés aux violences sexuelles. Malgré cela, aucune mesure n’a été prise à son encontre. L’agent C0196 continue avec ses bavures. Laissant croire qu’il était au-dessus de la loi », a regretté madame Nathy, profitant de l’occasion pour alerter les autorités compétentes et les appeler à veiller au comportement des agents de l’ordre sur terrain.

À l’instar du policier immatriculé C 0196, beaucoup d’autres agents de sécurité ne se gênent pas de se montrer peu courtois, injurieux, menaçant voire méprisant à l’égard des paisibles citoyens. Ces derniers qu’ils sont sensés protéger. À cela s’ajoute le phénomène « Madesu ya bana », les arrestations arbitraires des conducteurs qui sont souvent à l’origine des graves embouteillages.

En attendant que les mesures idoines soient arrêtées contre ces policiers, la hiérarchie est appelée à se faire une idée de la relation Police-population dans les rues de Kinshasa.

BK

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