Société

Kinshasa : comment capitaliser le temps passé dans les embouteillages ?

Ça ne va plus avec ces bouchons. Avec cette allure, les sauts-de-mouton se présentent comme des solutions à court terme", s'est exclamé Jean-Michel Issia, un employé de banque dans la trentaine. "Comment rester compétitive et productive dans ce genre d'embouteillages", s'est par la suite indignée Malu, une femme professionnelle à propos des interminables embouteillages dont sont victimes les usagers des grandes artères de Kinshasa depuis toujours et très souvent à la rentrée scolaire.

Ces lundi 9 et mardi 10 septembre 2019 ont été quelques-unes des pires journées pour les Kinois obligés de cirer leurs chaussures chaque matin. Comme par coïncidence, ils ont été obligés d'affronter des embouteillages monstrueux. On ne peut plus grands que ce qu'ils ont l'habitude de braver chaque matin, midi et soir avant d'aller ou rentrer du travail. 

D'abord à Tshangu (District populaire situé dans la périphérie Est de Kinshasa dans laquelle se trouvant l'aéroport international de N'djili :NDLR) sur le tronçon Kimbuta-Debonhomme, pour ceux qui viennent de l'aéroport de N'djili en direction du centre-ville. Et dans le sens inverse, de l'entrée de la route Kimbuta sur N'djili Quartier 1, passant par le marché de la Liberté et l'arrêt BKTF jusqu'à la route Mokali à la place Pascal entre les communes de Masina et Kimbanseke. 

En situation pareille, les usagers de cette partie de Kinshasa dont la plupart perdent en moyenne une à trois heures dans cette confusion des véhicules, n'ont généralement pas d'autres choix que d'opter pour les taxis-motos communément appelés "Wewa". Ces derniers dont la course se négocie selon les humeurs entre 1000 et 1500 francs congolais de Kingasani à Debonhomme par tête. Le double au cas où le client désir voyager seul. 

Comme Tshangu, Funa et Lukunga n'échappent pas à monsieur embouteillage de ces derniers jours. Où que vous vous trouviez dans ces deux circonscriptions, il faut soit prendre son mal en patience, soit braver la peur et négocier une course avec le " Wewa". Pire, dans ces parties de Kinshasa, les prix sont encore plus élevés qu'à la Tshangu. Et " le temps étant de l'argent", on observe de plus en plus les Kinois préférer la moto au taxis ou taxi-bus. Ce, dans le seul but d'arriver à temps au lieu du travail et maximiser la production et être soit bien côté. 

Gagner du temps pendant les embouteillages, c'est possible !

Les embouteillages dans les grandes artères de la Capitale Congolaise ne datent pas d'aujourd'hui et ne sont nullement un problème propre à Kinshasa. Il est inhérent à toutes les grandes agglomérations du monde peu importe son niveau d'infrastructures. Mais à la seule différence, les autres mégapoles ont des routes secondaires. Ces dernières qui permettent aux grandes artères de se désengorger et de faciliter la circulation à défaut de posséder des métros et des trains urbains. Et par ricochet, éviter des graves bouchons. 

Néanmoins, le grand souci reste à savoir comment capitaliser le temps passé dans ces bouchons, car même les sauts-de-mouton ne sont pas un gage d'une ville sans embouteillages. 
Puisque l'Etat mettra du temps à appliquer le conseil de Jean-Michel Issia qui a expliqué en début d'article :" De mon humble avis, même-si les sauts-de-mouton devenaient opérationnels, ils ne résolveront le problème qu'à très court terme. La solution aux embouteillages à kinshasa, c'est d'avoir des routes secondaires. À titre d'exemple l'avenue Wangata qui relie le Boulevard du 30 juin au Triomphal peu désengorger l'avenue des huileries très souvent surchargée", il nous est demandé de prendre nos propres précautions. 

C'est pourquoi faisons comme Malu Makwenge qui a trouvé une astuce. Même si cela semble peut-être mieux pour ceux qui possèdent leurs propres véhicules, rien n'empêche à quelqu'un assis dans un taxi ou taxi-bus de les appliquer. " Chargez vos phones et vos ordinateurs au max, ayez une bonne connexion internet avec vos modems portables, rechargez vos téléphones avec du crédit d'appel, prenez des sandwichs, à boire et BOSSEZ en attendant. Pour les étudiants et les élèves, sortez vos notes", a-t-elle conseillé.