Société

RDC : "l'État civil et l'identification de la population sont du ressort de l'Office National d'Identification qui s'en occupe" (Tribune d'Hecto Kilo)

Le défi du développement de la République démocratique du Congo est énorme. L'essor de ce pays aux dimensions continentales repose sur l Création d’un système intégré de gestion de l’état civil et de l’identification de la population. La difficulté des gouvernants à savoir qui est qui et qui fait quoi, pour qu'elle type de gouvernance reste le talon d'Achille pour un système politique, économique, sociale et éducatif inclusif et profitable à tous.

Cette mission repose donc sur l'Office national de l'identification de la population à la tête duquel le Chef de l'État vient de nommer des animateurs. 

Inspiré par la seule bonne pratique identifiée dans d’autres pays africains dans le cadre de la réforme des systèmes d’enregistrements des faits d’état civil, cette institution souhaite emboîter au Botswana, à la Tanzanie, pour ne citer que ces deux là qui ont intégré avec succès leur système d’état civil avec celui de l’identification national. Cela englobe également l’actualisation et la modernisation de l’état civil tout en renforçant son cadre institutionnel.

Pour ce faire, l’Etat ne peut pas se dépenser inutilement ni doublement à penser créer un service national en charge de l’état civil (lequel état civil n’est qu’une des modalités d’identification de la population). Avec une agence ayant pour mission l'enregistrelent des habitants, la logique voudrait simplement que l'on opte pour un système intégré pour que l’identification complète soit réalisée par un même et seul service. Ce, en lieu et place pluraliser des services d’identification qui peut avoir aussi comme risque de fragiliser la protection des données personnelles.

C'est un processus très coûteux. D'où l'obligation de concentrer le travail à un service. Les avantages sont multiples en ce que l'on saura gérer les dépenses. Qui a dépensé combien pour quel résultat. Chose qui risque d'être difficile lorsqu'il y a pluralité d'organes.  

De ce fait, l’ONIP, puisque c'est de ça qu'il s'agit, devrait retravailler sur le renouvellement de son cadre organique et sur la révision de son décret en tenant compte des questions pertinentes et organisationnelles de la gestion de l’état civil.  

Cela devrait se faire en orientant la nouvelle législation réformatrice vers l’intégration de l’état civil dans l’identification.  

Des aspects stratégiques 

La dimension stratégique consisterait ici à la mise en place d’un système de gestion de l’identité qui intègre concomitamment les données de l’état civil et celles de l’identification. L'Office National d’Identification de la Population (ONIP), s’y emploie d'ailleurs. Il s'évertue à mettre en place un mécanisme de développement et d'expérimentation d'un système de gestion de l’identité selon une approche holistique d’enregistrement des faits d’état civil, appelé système national d’identification de la population (SNIP). 

Le SNIP se veut être un écosystème informatique consolidé et intégré de gestion de l’identité, des faits d’état-civil et d’administration de la population en République Démocratique du Congo à partir d’un fichier général de la population (FGP). Il intègre les données biographiques, les données biométriques et les faits d’état-civil des congolais et des résidents étrangers. C'est grâce à cela que le fichier général de la population sera mis à jour continuellement grâce aux données en provenance de l’état civil à savoir les naissances, les décès et les mariages, etc...

Ainsi, pour l'unicité de ce travail, il est important de respecter les aspects multisectoriels, c'est à dire reconnaître l'ONIP comme principal acteur de l’écosystème identitaire, politique, c'est à dire que l'état civil porté par l’ONIP dans l’identification générale de la population est soutenue par la Présidence de la République qui suit de près la réforme en cours et les activités de l’ONIP à travers ses Conseillers spéciaux en matière de sécurité et en numérique. 

Parlant des autres dont aspect dont technique, la RDC aura beaucoup à gagner si la centralisation des données se faisait par le biais de l'organe habilité.  

Somme toute, au regard de tout l’argumentaire développé ci haut, l’ONIP note que :

- L’option idéale pour reformer les systèmes d’état civil et d’identification est la conception et la mise en place d’une unicité entre les deux organes. Les mettre dans une seule structure organisationnelle afin de doter au pays d’une structure fiable et efficace pour résoudre la problématique de notre système d’enregistrement des faits d’état civil tel que décrié par tous.  

Le besoin est là, mais les choses doivent se faire dans les normes mondialement reconnues. Aujourd’hui dissocier l’état civil des missions régaliennes de l’ONIP c’est violer les ordonnances présidentielles nommant les nouveaux mandataires de cette institution. C’est aussi passer outre les textes légaux créant un office ayant en charge l'identification des habitants. Mais également, une manœuvre tendant à faire dépenser au pays beaucoup d'argent.  


Hecto Kilo

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