Sunrise Eco

ANAPI : Élection syndicale, une main noire déterminée a imposer de force un syndicat et déstabiliser l'agence.

Malgré l'engagement de la Direction générale de l'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) à organiser les élections syndicales durant ce premier trimestre de 2020, la Convention de Lutte pour les Employés (CLE) demeure intraitable.

Dans une correspondance adressée à l'inspecteur général du travail en la date du 15 janvier 2020 portant déclaration du conflit du travail à l'ANAPI, le permanent de ce corps syndical maintient quand même son mouvement de pression par la tenue dans les prochains jours d'une grève. 

Le CLE a décidé de durcir le ton juste 24 heures après la réunion du Conseil d'administration au-cours de laquelle Anthony Nkinzo Directeur général de l'ANAPI a annoncé l'organisation des élections syndicales demandées durant ce premier trimestre. Selon ce syndicat, le numéro un de l'ANAPI priverait à ses agents le droit de jouir pleinement de leurs droits syndicaux, mais aussi et surtout les oblige des conditions de travail de nature à compromettre la bonne marche et la paix sociale de l’ANAPI. 

« L’ANAPI a choisi de contredire les principes de l’Etat de droit en matière de travail en niant les droits syndicaux à l’ensemble du personnel alors que le cycle électoral 2018-2021 a été lancé, prolongé à deux reprises. Considérant que toutes les tentatives effectuées depuis 2018 par nos affiliés pour avoir des élections syndicales sont demeurées sans réponse au mépris des dispositions constitutionnelles et légales, les agents et cadres de l’ANAPI ayant choisi librement l’encadrement de notre syndicat, nous chargent par la présente de déclarer un conflit collectif du travail portant sur les conditions de travail de nature à compromettre la bonne marche de l’ANAPI et la paix sociale conformément à l’article 307 du code du travail », peut-on lire dans la lettre de ce syndicat à l'inspecteur général relayée en partie par Scoop RDC. 

Dans cette correspondance, il apparaît que les revendications de cette groupe syndical changent sitôt après l'annonce des élections  initialement sollicitées. Une attitude qui laisse transparaître clairement que la Convention de Lutte pour les Employés conspirerait finalement pour déstabiliser cette institution.

À en croire un analyste, " il s'agit d'une situation créée à dessein pour déstabiliser cette agence sur laquelle le chef de l'État compte beaucoup, car elle a pour mission l'amélioration du climat des affaires. Les agents et cadres de l'ANAPI ne sont en position de se plaindre ni des arriérés de salaire, ni de la gestion opaque des fonds décaissés par le gouvernement encore moins de la discrimination dans l’avancement en grade", a-t-il soufflé à Sunriserdc. 

Alors que veut réellement ce Syndicat ? 

Ce groupe syndical non encore officiel et composé des syndiqués non reconnus par l'ANAPI puisque les élections n'ont pas encore eu lieu, selon la correspondance du DG à l'inspecteur général du travail,  ne refait surface que quand Anthony Nkinzo est hors du pays dans le cadre de son travail. L'exemple le plus récent remonte à son voyage avec le chef de l'État en France l'année dernière.  

À chaque fois qu'il est au pays, tous ses efforts, à rencontrer ces gens sont voués à l'échec. " Ce groupe est hostile à tout échange ou dialogue avec le DG. Alors on se demande qu'elles sont réellement ses motivations puisque la plus importante, dont la non-tenue des élections reportée suite à l'agenda chargée, a été accordée ? ", s'est interrogé un cadre de cette institution.  

Bien que pas clairs, les motivations de ce groupe semblent aller au-delà du cadre professionnel, car certains de ses membres n'hésitent pas d'user des moyens peu conventionnels. En témoignage, les propos d'un d'eux qui aurait affirmé via le média sus-évoqué qu"’étant pasteur à Philadelphie, le DG Anthony Nkinzo Kamole croit que le chef de l’Etat, son frère d’église ne fera rien. Un trafic d’influence spirituel qui n’honore pas l’Église », avance-t-il. 

Alors si ce ne sont ne plus ces élections tant sollicitées, que veulent réellement ces syndicalistes ? La question reste posée... 



Bahati KASINDI

Lire plus

Laisser votre commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Articles Relatifs