Editorial

Lutte contre le Covid-19 : les suggestions de l'écrivaine Thérèse Umba (Tribune)

La république démocratique du Congo a enregistré depuis le weekend dernier 30 cas confirmés et deux décès dus au Covid-19.

La propagation de cette pandémie qui décime des milliers de vies humaines même dans les pays avec des systèmes de santé irréparables. 

Écrivaine et Entrepreneure, Thérèse Umba a estimé que c'est dans des tels moments que le pays a le plus besoin de ses intelligences. C'est dans ce cadre qu'elle a partagé sa réflexion sur ce qu'elle estime être salutaire pour la survie de la nation congolaise dont l'unique issue, du moins pour l'instant est de prévenir. 

Si j'avais un mot à dire !

Je dirais que la RDCongo est dans une situation débordante. Il nous faut des 
mesures réalistes, appropriées à notre milieu. Si j’avais un mot à dire, je n’imiterais pas aveuglement ceux dont les moyens et la culture diffèrent des nôtres. J’aurais plus tiré des leçons chez les autres en considérant les quelques indices qu’ils nous donnent, inconsciemment peut-être.

Nous aurions appliqué un traitement généralisé contre le paludisme. La Belgique l’avait déjà confirmé. La France, elle, est sur le point de l’adopter ; tandis que les Etats-Unis l’évoque. En RDCongo, nous l’aurions tout simplement appliqué.
 Les dons que récolteraient les artistes, tel que Fally Ipupa, ainsi que les 1,8 
million débloqué par le gouvernement renforceraient LA PHARMACOLOGIE congolaise de façon à ce qu’elle produise en masse les médicaments à base de la chloroquine. L’Etat en ferait la distribution par quartier pour s’assurer de la prise générale.

Notre tissu économique ne pouvant pas assurer le confinement standard, nous 
observerions un confinement de 2 à 3 jours seulement, pour nous assurer que les cures anti-paludismes ont été distribuées correctement dans les communes. 

Les provinces seraient isolées. En dehors de trucks des marchandises alimentaires, les déplacements personnels seraient suspendus.

Un avion sillonnerait le territoire à risque pour distribuer les médicaments. Nous avons la chance d’avoir, à la base, une alimentation- médicament (alicament). Nos légumes, nos racines sont souvent amères et cela renforce notre immunité. 

L’observation de l’hygiène des mains serait stricte. La réglementation dans le 
transport en commun aussi. Nous vaquerons à nos occupations calmement pour éviter que le coronavirus ne se transforme en famine. Restons unis.

Thérèse Umba
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