Editorial

RDC : Les vrais objectifs des alliances mis à nu !

Instabilité et fragilité des alliances politiques en RDC sont devenus monnaie courante. L'environnement politique de l'ère offre un spectacle composé des alliances opportunes et ou inopportunes.

Hier, alliances électorales, aujourd'hui alliances gouvernementales, le peuple qui se croyait en être le premier bénéficiaire n'y comprend plus grand chose. Rien de ce qu'on lui a promis ne lui est servi. 

La question majeure est celle de savoir pourquoi et comment se forment ces coalitions dans le jeu politique dont le but apparent est l'intérêt du grand nombre mais en réalité les positionnements des individus. 

Au départ, on annonce que ces alliances, suivent les normes ou principes inspirés d’une forme de justice. Mais en réalité, leurs auteurs se livrent au  marchandage des postes. Une vraie épreuve de force au cours de laquelle les mieux servis sont ceux qui ont un poids politique supérieur aux autres.

Dans son célèbre traité, Duverger écrivit en 1954 que ?:" les alliances entre partis ont des formes et des degrés très variables",  Certaines sont éphémères et inorganisées. Les cas des alliances congolaises qui ne sont que des simples coalitions provisoires pour bénéficier d’avantages électoraux, pour renverser un individu, un gouvernement ou le soutenir occasionnellement en lieu et place d'envisager un changement du système en entier.

Cas de figure ! 

Parlant de la RDC, on peut se demander dans quelle catégorie est-ce qu'il faut classer CACH, LAMUKA, et le FCC puis naturellement la coalition FCC - CACH.

Pour y arriver, il faudrait distinguer d’abord les coalitions occasionnelles et éphémères, et les alliances dites plus durables. Et quand il faut en parler, que doit comprendre le peuple lambda? 

Il sied de signaler que plusieurs facteurs peuvent concourir à la classification des alliances selon qu'elles sont éphémères ou durables ou encore d'intérêt général ou non. 

Chez nous, les alliances sont souvent à l'image des circonstances qui ont concouru à leurs mises en place. On se rappelera du Gouvernement d'union nationale issu de la mixtion de l'opposition et de la majorité présidentielle à l'époque de Kabila, de l'Alliance pour la majorité présidentielle pour soutenir la candidature de ce même candidat à la présidentielle de 2006, sans oublier le gouvernement de la coalition avec une fronde de l'opposition après les concertations nationales. 

Ainsi nous pouvons citer  les alliances électorales, les alliances parlementaires et les alliances gouvernementales. Les premières se situent au niveau des candidats, les secondes au niveau (des députés) du parlement, les troisièmes au niveau (des ministres) du gouvernement. Les unes et les autres peuvent coexister ou se manisfester isolément  selon des études et tribunes publiées par les chercheurs  Michel le Breton et Karine van der Straeten.

Une redistribution des cartes obligatoire 

Il peut arriver qu'au cours d'une union, des partenaires se piègent mutuellement. En témoigne d'ailleurs, l'emprisonnement de Vital Kamerhe, allié majeur dans l'alliance CACH, qui lors du procès affirmait que celui ci n'était qu'un acharnement politique taillé sur mesure ayant pour but de l'éliminer politiquement et anéantir le Président Tshisekedi, accusant indirectement leur allié institutionnel le FCC.

Disait - il la vérité ? Ou il cherchait indirectement une sympathie des combattants de la dixième rue ?

Tout semble se fragiliser puisque les Kameristes radicaux accusent plutôt Félix Tshisekedi, affirmant que ce dernier anticipe le refus d'observer les clauses de l'alliance CACH qui plaçaient Kamereh comme candidat naturel de CACH pour les élections présidentielles de 2023. 

Dessous des cartes, coup bas, tirage des ficelles, la bataille dans les état-majors des alliés fait oublier le nécessaire aux ayants mandat public. Les intérêts du  peuple.  

Il est vrai que les alliances bien que circonstancielles mettent ensemble des partis politiques des courants politiques opposés avec chacun son agenda. Mais le but ultime, à mon avis doit être : l'amélioration du social du souverain primaire. 


On s'unit au nom du peuple. Oui mais, il doit savoir à qui reviendra les fruits de cette gestion commune. Cette question reste pendante car 2023 approche. Il n'est pas dupe. Il ne donnera plus mandat à ceux qui le trahissent aujourd'hui. wait and see ... L'avenir nous en dira mieux. 

Héros Dorea Kibambe

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  • Benny lustone

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