Editorial

Informateur/1er Ministre : pour quoi ça tarde ?

Qui est un informateur ? Quel est son rôle ? Pourquoi le nommer ? À qui revient-il cette tâche ? En a-t-on vraiment besoin ? Doit-il forcément être un homme politique ? Pourquoi son choix tarde-t-il ? Tant des questions qui taraudent les esprits des congolais très préoccupés par la situation politique que traverse leur pays. Mais avant tout, il faut connaitre son rôle avant de deviner d'où est-ce qu'il pourrait provenir.

La désignation d'un informateur est un sujet qui ne cesse d'alimenter le débat politique congolais. Une fois nommé, c'est de lui que proviendra le choix du formateur ou probable futur premier Ministre et par ricochet le gouvernement tant attendu. D'où son rôle (informateur: ndlr) de collecter des informations sur la majorité parlementaire dont il va ensuite transmettre au Président de la République. 

Le président pourrait faire lui-même tout le travail effectué par l’informateur. Mais en nommant une autre personne, il garde une certaine distance. Choisir et nommer un informateur est une disposition constitutionnelle. Elle doit découler d’une habileté irréprochable et d'une intelligence quasi-parfaite. Car c'est cette décision qui définira d'une façon ou d'une autre l'avenir du pays. Comme pour dire que la tâche n’est pas facile pour le Président de la République élu.
En tant que chef d’Etat, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo doit aussi préserver la cohésion nationale. En d'autres termes, s'assurer que son choix s'inscrive dans le cadre des intérêts commun de la nation. 

Informateur: de quoi s'agit-il exactement 

Le terme "informateur" (selon le contexte actuel en Rdc) existe-t-il juridiquement parlant ? Ce mandat est-il institutionnel ? tout simplement "non", Il s’agit d’un simple usage politique. C'est d'ailleurs aux partis politiques eux-mêmes de se mettre d’accord pour former une majorité. 

La formule est qu’après avoir reçu les informations nécessaires de l’informateur,  le président choisit le formateur qui forme la plupart du temps un gouvernement de coalition. Selon la constitution, la nomination du formateur est aussi un des pouvoirs le plus important et discrétionnaire du Président de la République et celui où il joue le rôle politique le plus important. 

Il est en principe issu du parti le plus important de la future coalition et est appelé à devenir le prochain chef de gouvernement. 

Le chemin est-il encore long ? Felix Tshilombo se passera-t-il des services d’un informateur pour nommer directement non pas un formateur mais un premier ministre puisque la majorité parlementaire serait déjà acquise au FCC ?  La réponse sera connue d'ici quelques jours. 

Pour rappel le Président investit n’a pas pu réunir une majorité au sein du parlement à l’issue des élections du 30 décembre dernier.
Héros Dorea Kibambe
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