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Basket-ball : il y a un an, la RDC remportait l'Afrocan

Partis de kinshasa avec le statut de simples outsiders,c'est finalement en Maîtres qu'ils sont rentrés dans la capitale de la république démocratique du Congo. Trophée en mains, griffes pleinement sorties, visage encore rageur, ce sont des véritables léopards en face. l'Afrique du basket-ball a un leader,celui-ci s'appelle “République Démocratique du Congo”.

Pour cette première édition de l'AFROCAN, tout le monde avait à coeur d'écrire son histoire. Une histoire de gloire car, c'était la première pour cette nouvelle compétition.

Un parcours élogieux des Félins

Du Kenya au Kenya ,en passant par le Nigeria, le Tchad et surtout l'Angola, rien, rien alors vraiment n'a su résister aux fauves de la république démocratique du Congo. Une entame facile du tournoi contre le Kenya en phase de groupe avait permis aux congolais de continuer à mûrir un rêve. “Nous nous sommes biens préparés et allons au Mali avec objectif mais non seulement objectif, mais une ferme détermination de ramener le titre ”, disait l'intérieur congolais Emmanuel Katshoko Isungu à l'aéroport de Ndjili, répondant au journaliste Jean de Dieu Mukendi de la Radio télévision nationale congolaise.

La mission à Bamako

Sacrée challenge pour les protégés du coach Charly Buzangu. Hyper motivé à l'esprit de poursuivre la belle épopée des léopards lors des éliminatoires du mondial Chine 2019,avec notamment des victoires sur l'Angola et l'Égypte. Une préparation moyenne avec comme toujours beaucoup de difficultés liées d'une part au manque d'un véritable sparing partner et d'autre aux maigres moyens financiers. Heureusement que les fidèles partenaires tels la Rawbank, Égal et j'en passe, avaient été là pour assurer le minimum durant cette préparation qui cachait quelque chose en elle comme dans la fable «Le laboureur et ses enfants», un Trésor. Une histoire allait pourtant s'écrire au terme de cette première édition de l'AFROCAN, une compétition organisée par le bureau sous-régional de FIBA en Afrique derrière l'AFRO BASKET, pour non seulement soulager les grandes stars mais faciliter les stars locales à se vendre sur l'échiquier mondial d'autant plus qu'il n'est pas toujours évident d'avoir les joueurs africains évoluant à la NBA à tout moment.

L'AFROCAN est donc une véritable vitrine. Réputée pour être une nation de grandes surprises, allusion faite ici à la victoire de la Rdc devant les Tigers du Nigeria (champions en titre), lors du dernier Afrobasket Tunisie 2017, la sélection congolaise n'a pas dérogé à la règle et s'est offerte sur son passage,la même nation en phase des groupes. Une autre proie, c'est l'Angola. Autrefois, invincible dans toutes les catégories, l'Angola est devenue une victime car, ayant été battue en Égypte lors des éliminatoires du mondial. À Bamako, les Palancas Négras étaient venus avec un esprit revanchard. Une bonne résistance mais au bout du compte,domptés par les léopards qui s'étaient ainsi offerts la voie royale.

Un adage pourtant congolais dit je cite «champion babetaka ye deux fois te». Qui se traduit par “Un champion n'est jamais vaincu deux fois”. C'est malheureusement cela qui a été constaté lors de cette compétition.
La Rdc et le Kenya, déjà adversaires en phase des groupes (82-65 pour la Rdc), se sont donnés à nouveau rendez-vous en finale.

Les retrouvailles

Le 27 juillet 2019, le jour de la finale arriva et c'est tout le monde qui a les regards rivés sur Bamako. Dans un Tweet depuis Abidjan en côte d'Ivoire où il se trouvait,le président de la république Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo  envoie un message d'encouragement aux léopards avant le match. Un autre message est celui du défenseur central congolais de Wolfsburg en D1 allemande de football, Marcel Tisserand, léopard football qui soutient ses compatriotes de basket-ball. Allez-y les gars et ramenez le trophée chez nous.

Une finale ne se joue pas,elle se gagne dit-on ! Ou encore,les matches se suivent mais ne se ressemblent pas. “Je connaissais le Kenya et son basket-ball pour y avoir évolué comme joueur pendant deux ans”, a avoué le sélectionneur Charly Buzangu reçu dimanche 26 juillet à la veille du premier anniversaire du sacre dans l'émission sports dimanche par monsieur Kabulo muana Kabulo François-Claude. Un secret pour le technicien congolais qui abordait déjà cette finale avec la hargne de la gagner et faire taire tous les bruits autour d'une préparation quasi ratée. 

Très en vue, la Rdc s'était alors arrachée pour remporter largement la première période de cette finale avant de voir les kényans revenir en seconde période et afficher seulement un petit point de retard à la mi-temps. Dans sa révélation, Charly Buzangu disait encore :“ils(kényans), pratiquent un très bon basket-ball durant les deux premiers quart temps, avant de lâcher au troisième et s'écrouler au dernier ”. Illustration parfaite de cette finale car, la deuxième mi-temps avait complètement tourné en faveur des hommes de Joe Lolonga Nkoi, 4 ème Vice-président de la fédération, témoin de ce sacre historique des léopards, vainqueurs au finish 82-61 des Harambes stars du Kenya dans un palais de sports Salamatou Maiga totalement ou près que acquis pour la cause des congolais.

Une histoire est donc écrite à Bamako

Une première pour le basket-ball masculin de la République Démocratique du Congo qui n'avait jamais brillé sur le continent à l'instar des dames auteurs d'un passé glorieux sur le continent qui leur a valu la deuxième place lors du cinquantenaire de FIBA Afrique célébré par coïncidence dans la même ville de Bamako,tout juste derrière la meilleure nation de tout le temps,le Sénégal. Beaucoup de joie et plaisir procurés à la nation tout entière par les basketteurs congolais et un couronnement pour le président de la fédération, le sénateur Boniface Mwawatadi Banjila Shibondo, enfin récompensé après, près d'une vingtaine d'années passées à la tête de la Febaco.

Les honneurs mérités après le titre